Economie et Finance

Évitez ces cinq erreurs concernant les solutions de défiscalisation qui risquent de vous faire perdre de l’argent

Évitez ces cinq erreurs concernant les solutions de défiscalisation qui risquent de vous faire perdre de l’argent

Les solutions de défiscalisation ne manquent pas en France. La plupart d’entre elles sont toujours en vigueur en 2022. Il y a néanmoins quelques erreurs à éviter. En voici 5 !

1ère erreur : négliger les frais relatifs au FIP-FCPI

Depuis plusieurs années, les fonds d’investissement de proximité (FIP) et les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) proposent des taux de réduction d’impôt sur le revenu intéressants. Ils peuvent avoisiner les 25 %, voire les 30 %, des sommes investies (surtout pour les FIP Corse et outre-mer). Malgré cela, prenez bien compte des frais prélevés par les banques émettrices. Il y en a différents types, en plus des frais d’entrée : frais de gestion, de constitution ou frais indirects.

2ème erreur : ne pas prendre en compte les caractéristiques financières d’un Sofica

Créées par la loi du 11 juillet 1985, les Sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel (Sofica) permettent de payer moins d’impôts. Les taux de défiscalisation sont attrayants : de 30 % à 48 % des sommes versées.

Notons toutefois que le capital investi n’est pas garanti. Des pertes en capital viennent souvent grignoter le gain fiscal associé à une Sofica. L’argent accumulé reste indisponible pendant au moins 5 ans tout comme les FIP et FCPI.

3ème erreur : ne pas comparer les frais d’entrée d’un PER

Le PER ou plan d’épargne retraite est l’une des nouveautés apportées par la loi PACTE. Il s’accompagne d’un avantage fiscal intéressant (hors du plafonnement des niches fiscales). Sans parler des différents modes de sortie possibles (en capital, par exemple). Le bémol se situe principalement au niveau des frais d’entrée et de versement. Jugés trop élevés (surtout pour un PER individuel), ils avoisinent parfois les 5 %. Comparez ces frais au préalable avant d’ouvrir un PER !

 

4ème erreur : ne pas prendre conscience de l’emplacement d’un bien éligible en Pinel

Bien qu’ils soient dégressifs à compter de 2023, les taux de réduction de la loi Pinel attirent toujours l’attention des investisseurs (jusqu’à 21 %). L’emplacement reste un critère important à retenir lors de l’achat. Dans la mesure du possible, privilégiez les communes affichant une demande locative élevée. Pour prétendre à la réduction d’impôt correspondante, le bien doit être loué durant une certaine période (6, 9 ou 12 ans).

 

5ème erreur : investir dans une SCPI fiscale sans peser le pour et le contre

Les SCPI fiscales sont généralement rattachées à des dispositifs de défiscalisation immobilière. C’est ainsi que les SCPI Pinel et SCPI Malraux sont nées. Elles proposent un avantage fiscal intéressant selon la durée de détention des parts. Néanmoins, le rendement reste aléatoire, et plus faible par rapport aux SCPI classiques. Le capital n’est pas garanti tout comme la plus-value qui peut se transformer en moins-value dans certains cas.

A propos de l'auteur

Bastien

Bastien

Journaliste pour de multiples thématiques d'actualités, j'écris des articles pour Enquête&Débat depuis plusieurs mois.

Dites nous ce que vous en pensez !