Economie et Finance

La fiscalité, principal objectif des souscripteurs du PER

La fiscalité, principal objectif des souscripteurs du PER

La multinationale Fidelity Investments, en partenariat avec le cabinet Insight AM, a mené une enquête approfondie sur la place du PER chez les épargnants français. Les résultats de cette étude sont probants. Zoom sur les enseignements clés tirés de cette étude.

La fiscalité, l’atout principal du PER

Le nouveau PER est une version améliorée de ses prédécesseurs (PERP, Préfon, PERCO, etc.). Il s’avère plus avantageux, d’un point de vue fiscal. D’après l’étude de Fidelity, la fiscalité à l’entrée (pour 20 % des interrogés) ou à la sortie (pour 19 % des répondants) constitue l’un des principaux facteurs de motivation des épargnants souscrivant un PER.

21 % des épargnants se trouvant dans la tranche d’âge des 50-64 ans affirment que l’atout du PER réside dans le fait qu’il permet de sortir de manière anticipée pour l’achat d’une résidence principale. Idem pour les options de sortie en capital (total ou partiel) ou en rente viagère.

Les distributeurs ont également été interrogés par les enquêteurs de Fidelity. Ils ont fait part de leur crainte vis-à-vis de l’instabilité des mesures fiscales en France. C’est pourquoi 53 % d’entre eux trouvent que la réforme attendue sur le régime de retraite général peut représenter un fort levier de développement.

Les jeunes s’intéressent davantage au PER

Autre constat de l’étude de Fidelity : le nouveau PER suscite un intérêt croissant auprès des jeunes épargnants. Le PER individuel a déjà été souscrit par 7 % des 24-35 ans depuis son instauration en 2019, contre 2 % à l’époque des anciens PERP, Madelin ou autre produit similaire.

Le PER s’adresse particulièrement aux personnes qui considèrent la retraite comme une véritable préoccupation majeure. Elles doivent, bien entendu, avoir déjà utilisé les anciens produits d’épargne dédiés à la retraite. Mais l’étude de Fidelity a prouvé le contraire. Car les jeunes sont de plus en plus nombreux à souscrire au nouveau PER.

30 % des épargnants interrogés envisagent d’ouvrir un PER en 2021

Le PER comment payer moins d’impôts en 2021 Afin de rendre l’étude plus probante, Fidelity a pris le temps d’interroger :

  • Des personnes disposant de 10 000 € d’épargne
  • Des titulaires de contrats d’assurance-vie, d’un Plan d’Épargne en Actions ou d’un compte-tiers.
  • Des conseillers en gestion de portefeuille
  • Des conseillers en agence bancaire
  • Des courtiers en assurance

L’étude dévoile que 30 % des épargnants interrogés envisageraient d’ouvrir un PER dans l’année 2021. De quoi développer la notoriété du contrat avant la fin de l’année civile.

À titre de rappel, en lançant nouveau PER en 2019, le gouvernement vise un objectif ambitieux, mais réaliste : un encours de 300 millions d’euros d’ici à 2022, souligne Jean-Denis Bachot, directeur de Fidelity International en France.

En tout cas, les avantages du nouveau PER sont réels. Il y a notamment la possibilité de transférer à tout moment son épargne d’un organisme à l’autre. Cette portabilité du contrat facilite grandement les choses pour les salariés en quête de reconversion professionnelle. Peu importe dans quelle société ils travaillent, ils ne risquent pas de perdre leurs contrats ainsi que les capitaux qui y sont placés.

Bon à savoir :  en transférant votre contrat d’assurance-vie vers un PER, vous bénéficiez d’un double abattement fiscal : 9 200 € pour un célibataire (au lieu de 4 600 €) ou 18 400 € pour un couple (marié ou Pacsé).

A propos de l'auteur

Bastien

Journaliste pour de multiples thématiques d'actualités, j'écris des articles pour Enquête&Débat depuis plusieurs mois.

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