Economie et Finance

L’Espagne, le nouvel eldorado des fintech françaises ne cessent d’attirer les investisseurs

L'Espagne, le nouvel eldorado des fintech françaises ne cessent d'attirer les investisseurs

L’Espagne est devenue l’eldorado des fintechs françaises, selon une étude récente. Ce sont des start-up tricolores en quête d’un avenir meilleur. La concurrence est moins forte en Espagne par rapport à la France. État des lieux !

Que nous dévoile l’étude réalisée par l’association France Fintech et l’agence gouvernementale Business France ?

L’association France Fintech et l’agence gouvernementale Business France, chargée d’attirer les investisseurs étrangers, ont mené ensemble une enquête révélatrice. D’après cette étude récente portant sur un échantillon d’une centaine d’entreprises, 41 % des fintechs et assurtechs se sont tournés vers l’Espagne. Elles ont tenté l’aventure hors de l’hexagone en s’y installant.

Parmi les fintechs françaises déjà implantées en Espagne, il y a notamment :

  • Les licornes Qonto et Lydia
  • L’assureur en ligne Alan
  • Lemonway, le spécialiste du paiement en ligne
  • La société d’assurance habitation Luko.

Louis de Saint Marc, chargé de projet chez France Fintech avance que l’Espagne reste un pays limitrophe avec une culture assez proche de la France. Il ajoute que l’écosystème fintech y est moins développé par rapport à celui de l’hexagone. Il y a donc un marché disponible avec un pouvoir d’achat important pour les particuliers, toujours selon ses dires.

M de Saint Marc confirme que les entrepreneurs privilégient l’Espagne à la Belgique. 27 % des fintechs et assurtechs françaises, exportées en Europe, y sont installées. Il avance que tout le monde parle l’anglais dans le business.

Bien entendu, d’autres pays européens sont privilégiés par les fintechs françaises. En tête de liste figurent notamment l’Allemagne et le Royaume-Uni. 33 % des fintechs tricolores exportées en Europe sont présentes en outre-Rhin, contre 29 % outre-Manche.

Quid du Royaume-Uni ?

M de Saint Marc souligne que les fonds poussent beaucoup pour que les entreprises s’installent au Royaume-Uni. En raison, la culture fintech y est très développée. C’est un marché intéressant pour viser ensuite un développement aux États-Unis.

À cause du Brexit (lancé au 1er février 2020), l’attrait du Royaume-Uni va baisser, estime M de Saint Marc. Environ une start-up française sur quatre, soit 24,4 %, est installée dans au moins un pays étranger, toujours selon la même étude. 83 % de ces fintechs sont implantées en Europe et 50 % travaillent hors d’Europe (en Asie et aux États-Unis notamment).

En tout cas, la France reste un marché important aux yeux des start-up de la finance. En 2021, l’hexagone était considéré comme le 3ème pays européen en termes de levées de fonds, juste derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. D’après les chiffres de France Fintech et BpiFrance, environ 2,3 milliards d’euros ont été levés au total.

A propos de l'auteur

Bastien

Bastien

Journaliste pour de multiples thématiques d'actualités, j'écris des articles pour Enquête&Débat depuis plusieurs mois.

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