Economie et Finance

Quelles sont les différences entre un bon et un mauvais Plan d’Épargne Retraite ?

Quelles sont les différences entre un bon et un mauvais Plan d’Épargne Retraite

Le nouveau Plan d’Épargne Retraite, introduit par la loi PACTE de 2019, séduit de plus en plus les Français. D’après la Fédération Française de l’Assurance, le PER Assurance est détenu par 1 028 000 épargnants fin 2020. Notons que tous les Plans d’Épargne ne se valent pas. Découvrez dans cette rubrique les critères de différenciation d’un bon et d’un mauvais PER.

Les différents frais prélevés sur le PER

Tout comme les autres produits d’épargne, le PER s’accompagne de frais variables. Il en existe différents types :

  • Les frais d’entrée
  • Les frais de gestion
  • Les frais d’arbitrage

Logiquement, les frais prélevés sur votre PER impactent directement sa performance globale. Pour éviter tout imprévu, mieux vaut jouer la carte de la vigilance. Normalement, ils sont communiqués par les compagnies d’assurance. Les frais d’entrée trop élevés sont des éléments annonciateurs de mauvaise surprise. Ils oscillent généralement entre 1 % et 3 %. Les frais de gestion peuvent être plus importants, en fonction du type de PER sélectionné.

Il est tout à fait possible de trouver un PER sans frais d’entrée avec des frais de gestion plus faibles (0,60 %). Bruno Le Maire, le ministre de la Finance et de l’Économie considère que les acteurs du marché prennent des frais ou des commissions excessives. Donc, assurez-vous que les frais prélevés sur votre PER sont raisonnables. Si c’est bien le cas, tournez-vous vers d’autres compagnies d’assurances.

Les modes de gestion proposés par le PER

Les frais d’entrée et de gestion constituent des critères de comparaison fiables d’un PER. On parle ici d’un PER Assurance. Différents modes de gestion doivent être proposés sur le contrat. Il s’agit en général de :

  • La gestion pilotée (par défaut)
  • La gestion libre (optionnelle)

Les PER qui offrent plus de liberté de gestion sont à préconiser. En d’autres mots, l’épargnant est maître de ses propres décisions. Dans la plupart des cas, les unités de compte disponibles sont gérées par la compagnie d’assurance elle-même. Des produits maison commercialisés dans un seul objectif : privilégier l’intérêt de la compagnie avant celui de l’épargnant. Il s’agit d’une pratique tout à fait légale, mais qui fait fuir des clients.

La gestion libre s’avère plus avantageuse pour les épargnants qui cherchent plus de liberté de gestion. Il y a bien sûr des risques à prendre. Vous êtes libre de gérer votre contrat selon vos besoins. Par conséquent, de mauvais choix peuvent vous coûter cher.

Le nombre de supports d’investissement (les unités de compte notamment)

Les bons PER sont facilement reconnaissables. Ils affichent des frais moins élevés, et proposent différents modes de gestion ainsi que plusieurs supports d’investissement. Bien entendu, il n’est pas facile de trouver des plans d’épargne retraite de ce type de nos jours. C’est la raison pour laquelle les PER disposant de plusieurs Unités de Compte (UC) sont à privilégier.

Parmi les supports d’investissement proposés par un PER, il y a notamment les unités de comptes (UC). Les ETF et les OPCVM sont à préconiser. En raison, ils délivrent de bonnes performances, et les marges commerciales de la compagnie sont relativement faibles.

Maintenant que vous connaissez les critères de différenciation d’un bon et d’un mauvais PER, vous ne risquez pas de commettre des erreurs de débutant. Rapprochez-vous d’un expert qualifié pour bénéficier d’une assistance technique adéquate. Un conseiller en gestion privée fera sûrement l’affaire.

A propos de l'auteur

Bastien

Bastien

Journaliste pour de multiples thématiques d'actualités, j'écris des articles pour Enquête&Débat depuis plusieurs mois.

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