Poulehouse, l’œuf qui ne tue pas la poule

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Concept novateur et respectueux de toute forme de vie, Poulehouse réinvente l’élevage de poules. En effet, les volailles ne sont pas abattues après la baisse de leur production mais continuent à mener une vie paisible dans un environnement adapté à leurs besoins. De quoi nous redonner envie de consommer des œufs ! Les explications de Sébastien Neusch, Directeur Général Poulehouse.

Si vous pouvez nous expliquer le concept Poulehouse ?

« Nous pensons qu’il est possible d’inventer un nouveau mode de production dans le secteur avicole sans tuer de poules pour consommer des œufs. Nous sauvons les poules pondeuses d’une mort prématurée, car à ce jour, dans n’importe quel mode d’élevage, elles sont abattues à l’âge de 18 mois suite à une baisse de leur taux de ponte alors que leur espérance de vie est de 6 ans et plus. Nous travaillons avec des éleveurs bio qui s’engagent à ne pas envoyer leurs poules à l’abattoir, puis nous les rachetons afin de les accueillir dans notre refuge. Nous commercialisons un nouvel œuf, bio et éthique, Poulehouse, l’œuf qui ne tue pas la poule. »

Comment est née l’idée ?

« L’idée est née de mon associé, Fabien Sauleman, qui a sauvé des poules de batteries de l’abattoir l’été dernier. Nous nous sommes rencontrés en octobre et ayant moi-même pensé à un projet autour des œufs, on a tout de suite décidé de tester le marché qui a répondu immédiatement présent. Elodie Pellegrain, nous a très vite rejoints en tant qu’associée pour s’occuper de la ferme. »

Une « maison de retraite » pour les poules, ça se présente comment ?

« La Maison des Poules sera située dans le Limousin, avec 16 hectares de terrain, des bâtiments mobiles, conduite selon les normes AB. Elle accueillera nos premières poules pondeuses dès février prochain. Ces dernières pourront continuer à vivre paisiblement jusqu’à leur fin de vie et pondre à leur rythme. »

Les coûts d’exploitation sont introduits dans le prix de vente de l’œuf ce qui est tout à fait normal et compréhensible.

Le modèle économique est-il viable ?

« Oui c’est tout à fait viable. Nous achetons des œufs à des éleveurs bio qui ont signé notre charte, nous les revendons dans différents circuits de distribution, et nous conservons une partie du chiffre d’affaires pour financer le fonctionnement du refuge. »

Poulehouse en chiffres

Les grandes étapes du projet :

  • KissKissBankBank réussi en avril
  • 25000 € collectés magasins en mai,
  • 5 Biocoop sur Paris Biocoop en septembre.
  • Disponibilité des œufs Poulehouse dans 240 magasins.
Poulehouse, l’œuf qui ne tue pas la poule
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Bastien

Journaliste pour de multiples thématiques, j'écris des articles pour Enquête&Débat depuis plusieurs mois.

Une pensée sur “Poulehouse, l’œuf qui ne tue pas la poule

  • 16 août 2017 à 7:24
    Permalink

    Bonjour, comment et combien l’agricultrice sera t-elle rémunérée pour son temps de travail ?
    Merci, Manuella

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