That suggar film : le documentaire qui met en garde contre l’excès de sucre

that sugar film

Voici un nouveau documentaire qui met en scène le réalisateur lui-même, qui se prête au jeu de l’expérimentation de ce qu’il veut dénoncer, comme l’ont fait d’autres sur la junk food ou d’autres sujets. Cette fois, c’est le sucre qui est dans le viseur.

Ainsi, notre homme, un Australien d’une trentaine d’années, en pleine forme et dont le régime ne contient quasiment pas de sucre, va pendant 60 jours ingérer la dose de sucre que la moyenne d’un Australien lambda, soit l’équivalent de 40 petite cuillers de sucre en poudre.

Cela paraît énorme, mais c’est ainsi, et tout le documentaire démontre à quel point le moindre jus de fruit, la moindre barre chocolatée ou le moindre hamburger contient un nombre considérable de sucre, que nous n’ingérerions jamais s’il était sous sa forme naturelle.

L’intérêt principal du documentaire c’est que le réalisateur se fait suivre par une équipe de scientifiques, et de nutritionnistes, qui vont lui expliquer ce qui arrive à son corps au fur et à mesure de l’expérimentation.

Ainsi, au bout de 60 jours de ce régime avec sucres, il va gagner 8,5 kgs, 10 cm de tour de taille, et se rapprochera dangereusement du déclenchement d’un diabète et d’un infarctus ! En 60 jours seulement ! Certes, il faut tenir compte du choc dû à la modification importante de son régime, mais tout de même, c’est impressionnant !

Le documentaire nous emmène à différents endroits du globe, en commençant par l’Australie et notamment les Aborigènes, dont le régime était sans sucre avant que les méchants capitalistes ne leur impose un régime sucré. On nous montre un cimetière où l’on est prié de croire que tous ces gens sont morts de façon prématurée et principalement à cause d’un excès de sucre dans leur régime.

Puis on file aux Etats-Unis, royaume du sucre, où, nous dit le réalisateur, il est impossible de sortir de l’autoroute pour se restaurer sans aller dans un KFC, un Mc Donald’s ou un Burger King.

Naturellement, on le voit avec ces deux exemples caricaturaux, le gauchisme teinte tout ce documentaire, et il n’hésite pas à diaboliser les Etats-Unis qui sont la cause de l’épidémie d’obésité dans le monde, à cause de Coca, de Mc Do et de Pepsi.

Cela dit, si l’on met de côté ces outrances idéologiques, les faits comptent et il faut bien reconnaître que les Américains ont largement abusé du sucre ces dernières décennies. Ils se sont notamment fait manipuler par l’industrie du sucre, comme ils s’étaient fait manipuler par l’industrie du tabac.

En effet le documentaire prouve bien que les mêmes causes ont produit les mêmes effets : l’industrie du sucre a massivement payé des études « scientifiques » pour décorréler le sucre de tout effet nocif sur la santé, quelle que soit la quantité ingérée, de même que toute dépendance au sucre a été invalidée. Et le sucre a été associé à la joie, le sexe et la richesse, comme pour la cigarette.

Une étude scientifique, non financée par l’industrie quant à elle, a pourtant démontré que les rats étaient plus dépendants avec le sucre qu’avec la cocaïne…

Le climax du documentaire, à mon avis, se produit quand le réalisateur rencontre ce jeune Américain de 17 ans, vivant dans le Kentucky, où sévit la boisson de Pepsi appelée « Mountain Dew ». Cette boisson est une des plus sucrées au monde, et rend particulièrement dépendants ceux qui la boivent. C’est le cas de ce jeune homme, qui en boit plusieurs litres chaque jour depuis qu’il a 3 ans !

On nous montre sa dentition : c’est celle d’un vieillard n’ayant jamais brossé ses dents de sa vie ! Il va chez un dentiste qui fait le tour des foyers du Kentucky pour soigner ce genre de personnes, mais ses gencives sont si attaquées que l’anesthésiant n’a aucun effet sur lui, le dentiste doit s’arrêter car il torture le pauvre homme.

Apparemment des millions d’Américains, surtout les pauvres, souffrent de la même chose, ce qui fait honnêtement peur. Mais le pire, c’est que ce jeune Américain continue de boire plusieurs litres chaque jour de Mountain Dew, qui reste sa boisson préférée. Et là en effet on ne peut que faire le lien avec la cigarette ou même la cocaïne.

Conclusion

Au final, ce documentaire est intéressant mais m’a mis plusieurs fois mal à l’aise, vu que je déteste ce principe de devenir son propre cobaye pour les besoins d’un film. On le voit grossir au fur et à mesure, souffrir quand il se force à manger tout ce sucre, quand il monte puis descend les montagnes russes émotionnelles produites par le sucre, puis quand il doit lutter contre le manque une fois qu’il s’est arrêté d’en manger : c‘est un peu une torture pour le téléspectateur.

Mais à part cela, je recommande ce documentaire, et surtout je recommande que chacun fasse bien attention à ce qu’il mange, et à ce que mangent leurs enfants. Plus vous les habituerez au sucre tôt, plus ils en deviendront dépendants. Et cela n’a pas grand-chose à voir avec les vilains Américains, mais avec la manière dont vous voulez que votre progéniture se nourrisse.

Voici le documentaire intégral pour ceux qui parlent anglais :

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